Sénat : Sous pression, Modeste Bahati Lukwebo tire sa révérence
- legendnews22

- 17 mars
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Coup de théâtre au Palais du Peuple. Alors qu'une pétition de déchéance signée par 83 de ses pairs visait son fauteuil, le deuxième vice-président du Sénat a choisi de devancer l'orage en annonçant sa démission officielle ce lundi 16 mars.
La foudre Danny Kabongo, l’ouverture de la session parlementaire de mars aura été fatale pour Modeste Bahati Lukwebo. Dès la reprise des travaux, le sénateur UDPS Danny Kabongo Binene a déposé une pétition de destitution contre le leader de l’AFDC-A. L’argumentaire est sans appel : « incompétence » dans l'exercice de ses fonctions au sein du bureau de la chambre haute.
Malgré les tentatives d'apaisement et les excuses formulées par Bahati Lukwebo à la suite de ses sorties médiatiques sur la révision constitutionnelle, l'initiateur de la pétition est resté de marbre. Fort d'un soutien massif de 83 signatures — dépassant largement le quorum requis — Danny Kabongo a affiché une détermination totale à obtenir le départ de celui qui occupait jusqu'ici l’un des postes clés de l'institution.

Le « sacrifice » pour l'unité de l'Union Sacrée
Plutôt que d'affronter le vote couperet de ses collègues, Modeste Bahati Lukwebo a surpris la classe politique en déposant sa lettre de démission ce même jour. Dans ce courrier officiel, l'ancien président du Sénat évoque un « climat politique complexe ».
Refusant de voir dans ce retrait un échec personnel, le leader de l'AFDC-A présente sa décision comme un acte de sagesse destiné à laisser la place à de « nouveaux prétendants ». Il a toutefois tenu à clarifier sa position politique :
« Ma loyauté envers l'Union Sacrée de la Nation et le Président Félix Tshisekedi reste totale et inébranlable. »

Vers une recomposition du bureau, cette démission marque l'épilogue d'une séquence de fortes tensions au sein de la majorité présidentielle. Les déclarations de Bahati Lukwebo contre le changement de la Constitution avaient créé des remous profonds, fragilisant sa position au sein de la plateforme.
Ce départ volontaire, bien que précipité par la pression parlementaire, ouvre désormais la voie à une recomposition stratégique du bureau du Sénat.
La bataille pour sa succession s'annonce d'ores et déjà intense dans les couloirs du Palais du Peuple.



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