RDC : Lancement d'une enquête nationale sur le genre, Solange Masumbuko plaide pour la « masculinité positive » et la paix
- legendnews22

- 25 févr.
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Ce mercredi 25 février 2026, le Ministère du Genre, Famille et Enfant a franchi une étape historique dans la réforme de l'administration congolaise. En prélude à la célébration du mois de la femme, une enquête d'envergure a été lancée à Kinshasa pour diagnostiquer l'intégration du genre au sein de l'appareil étatique.
C'est dans la salle du commissariat général de la Police Nationale Congolaise dans la commune de Lingwala que Madame la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama a donné le coup d'envoi de l'« Enquête sur le degré de connaissance, de compréhension et d’intégration du genre dans les ministères sectoriels et institutions publiques ».
Portée par le Groupe Thématique Genre, cette initiative vise à transformer la culture administrative en identifiant concrètement les zones de résistance à l'égalité homme-femme. Ce projet bénéficie d'un appui international de poids, notamment de la Suède, du PNUD et d'ONU Femmes.

Présente lors de cette assise, l'honorable Solange Masumbuko Nyenyezi, présidente de la commission Genre au sein du Forum des parlements de la CIRGL, a capté l'attention lors de son interview à la presse. L'élue de la Lukunga a articulé sa réaction autour de trois axes majeurs :
* La matérialisation de la masculinité positive : Saluant la vision du Chef de l'État, elle a souligné que cette enquête tombe « à point nommé » pour traduire la masculinité positive en statistiques réelles au sein de chaque cabinet ministériel.
* La vérité des chiffres : Elle a fustigé la faible représentativité des femmes dans certaines administrations, affirmant que les résultats de cette étude apporteront enfin la « lumière » nécessaire pour corriger ces disparités.
* Le binôme Paix et Genre : Avec fermeté, elle a rappelé que la paix demeure le vœu ultime des femmes congolaises.
Selon elle, l'agenda du genre est indissociable de la sécurité nationale : « Sans la paix, nous ne pouvons poursuivre l'agenda du genre », a-t-elle martelé en invoquant la résolution 1325 des Nations Unies.
Une boussole pour la reconstruction
Au-delà du simple constat, les résultats de cette enquête serviront de socle à l'élaboration de futurs programmes de développement.
En cherchant à sortir des discours de principe pour des mesures concrètes, la RDC envoie un signal fort à ses partenaires : la modernisation de l'État et la reconstruction du pays passeront nécessairement par une participation pleine et égale de ses filles et de ses fils.



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