Parafiscalité pétrolière : Un arrêté ministériel crée la discorde entre l’administration et le cabinet Bandubola
- legendnews22

- 9 févr.
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La Ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, est au cœur d’une vive polémique. Les syndicats de son ministère dénoncent la création d’un « Comité de suivi » opaque qui détournerait une part colossale de la parafiscalité pétrolière au profit d'une poignée de dignitaires, au détriment des agents de l'administration.
Une structure "budgétivore" et redondante, tout commence par un arrêté signé le 29 octobre 2025. Ce texte crée le Comité de suivi et de gestion du stock stratégique (CSGSS). Si l'objectif affiché est noble — garantir 60 jours de réserve de carburant et stabiliser les prix — la réalité sur le terrain serait tout autre. Pour les organisations syndicales, ce comité n'est qu'un « doublon coûteux » de l’administration existante, conçu pour concentrer les pouvoirs de décision et de contrôle financier entre les mains des ministres des Hydrocarbures et des Finances.
Le scandale des "6 %, le point de friction majeur réside dans le financement de ce comité. Les syndicalistes révèlent un prélèvement de 6 % sur la taxe « Effort de reconstruction et stock stratégique », destinée initialement à la sécurisation énergétique du pays.
* Les chiffres : Sur les 12 millions de dollars générés mensuellement par cette taxe (gérée par la DGDA), environ 720 000 dollars seraient captés chaque mois par le comité pour payer des « primes parallèles ».
* Le contraste : Ce taux de 6 % est jugé exorbitant face au 1 % accordé au collecteur officiel, alors que les cadres et agents du ministère disent n'avoir toujours pas perçu leurs primes de motivation.
Opacité et risques de détournement, l'administration s'inquiète d'une « confusion des rôles » dangereuse. En étant à la fois juge et partie — conception des orientations, validation des décisions et certification des montants — la Ministre instaurerait un système sans garde-fou. L'absence d'audit indépendant ou de contrôle par la Cour des comptes renforce le sentiment d'une « mainmise » sur les deniers publics.
« Un comité stratégique ne doit pas devenir un guichet de primes », martèlent les syndicalistes.
Menace de grève générale, face à ce qu’ils qualifient de « détournement voilé », les syndicats ont déjà transmis leurs résolutions à la ministre le 30 janvier dernier. Ils interpellent désormais l’IGF (Inspection Générale des Finances) et l’APLC (Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption), allant jusqu’à rendre publics les numéros de comptes bancaires ouverts chez Solidaire Banque pour traquer ces mouvements de fonds.
Si la situation ne change pas, une grève d'ampleur pourrait paralyser le secteur, les agents refusant de voir le stock stratégique du pays sacrifié sur l'autel d'intérêts privés.



















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