Direction de l’OIF : « Le Congo doit assumer son poids réel », affirme Freddy Ilunga Kadiata
- legendnews22

- il y a 3 jours
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Dans une analyse aux accents de plaidoyer stratégique, Freddy Ilunga Kadiata, Directeur National Adjoint des IXe Jeux de la Francophonie, appelle la RDC à transformer son statut de « premier pays francophone » en levier de gouvernance au sein de l’OIF. Tout en rappelant que le choix du candidat final relève du seul pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État.
Une légitimité démographique et politique
Pour Freddy Ilunga Kadiata, la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne peut plus faire l’économie d’une représentation congolaise au plus haut niveau. Il soutient que la réalité démographique et culturelle de la RDC « justifie pleinement » un rôle de premier plan. Selon lui, une candidature congolaise n’est pas un simple « geste symbolique », mais un signal diplomatique envoyé au monde : celui d’un pays prêt à assumer ses responsabilités à la hauteur de son influence réelle.
L’arbitrage de Paris sous haute surveillance
L'expert souligne également que le rôle de la France sera un tournant majeur. Dans une période où Paris redéfinit ses liens avec le continent africain, soutenir un choix qui ignorerait les sensibilités de la RDC constituerait, selon Kadiata, un « pari stratégique délicat » pour le président Emmanuel Macron. L'enjeu est clair : aligner les institutions de la Francophonie sur ses réalités de terrain.
Discipline et loyauté envers la Haute Autorité
Interrogé sur le profil idéal pour porter cette ambition, Freddy Ilunga Kadiata a fait preuve d’une grande réserve institutionnelle. Il a rappelé avec insistance que la désignation du candidat congolais relève « exclusivement de la haute autorité de l’État ».
« C’est une décision stratégique qui s’inscrit dans une vision globale de la diplomatie congolaise, et elle doit être arrêtée au plus haut niveau », a-t-il précisé.
Refusant de s'avancer sur des préférences individuelles, il a réaffirmé sa volonté de s'aligner avec « responsabilité et discipline » sur le choix final du Président de la République, estimant que l’essentiel réside dans la défense des intérêts et de la cohérence diplomatique de la Nation.



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