Climat politique en RDC : Dominique Mwambay (UDR) exprime ses doutes sur la loyauté de Modeste Bahati au sein de l'Union Sacrée
- legendnews22

- 9 mars
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Lors d’une mise au point musclée tenue ce lundi 09 mars à Kinshasa, Dominique Mwambay Mudinika Rigo, Président de l’Union des Démocrates Rénovés (UDR) et signataire de la charte de l’Union Sacrée, a réagi aux récentes prises de position de Modeste Bahati Lukwebo. Entre suspicion de trahison et rappel à l'ordre constitutionnel, le leader de l'UDR n'a pas mâché ses mots.
Le « doute » s’installe : Bahati, un allié encombrant, pour Dominique Mwambay, les récentes déclarations du 2ème vice-président du Sénat ont instauré un climat de méfiance. « Cela nous met maintenant en doute », a-t-il déclaré, soulignant que le revirement de langage de celui qui était considéré comme un « bras droit » du pouvoir inquiète la base.

Le président de l’UDR soupçonne des motivations cachées derrière ce changement de discours : « Il commence à changer de parole... Nous ne savons pas ce qu’il avait derrière. C’est ça la peur. »
Une métaphore sécuritaire sur l'instabilité
Utilisant des termes imagés pour décrire la fragilité de la situation, Dominique Mwambay a évoqué des cibles mouvantes et des dangers latents, comparant la situation à des tensions militaires. Pour lui, la présence de Modeste Bahati au sein de la famille politique du Chef de l'État pose désormais question, bien qu'il reconnaisse que ce dernier reste, « jusqu'à preuve du contraire », membre de l'Union Sacrée.
Révision de la Constitution : « Le peuple décidera par le vote, sur la question brûlante de la révision ou du maintien de la Constitution, Dominique Mwambay a rappelé que le débat doit rester institutionnel. Il a balayé les velléités de ceux qui, à l'instar d'autres figures politiques qu'il qualifie de « folkloristes », menacent de recourir à la rue.

« Il y a un hémicycle pour cela. Que ce soit pour modifier ou maintenir, cela passe par la représentation nationale : l’Assemblée nationale et le Sénat. »
Un tacle à l'opposition et un appel à la patience
Le leader de l'UDR a minimisé la capacité de mobilisation de ceux qui s'opposent aux réformes en cours, affirmant que leurs tentatives de rassemblement ne réunissent que peu de monde. En conclusion de son intervention, il a adressé un message clair à l'autorité morale de l'AFDC-A : « Monsieur Bahati, il faut garder patience. »
À travers cette sortie, l’UDR réaffirme sa loyauté envers la vision du Chef de l'État tout en exigeant une clarification des positions au sein de la coalition gouvernementale.















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